Le juriste Bernadino Becchi, né dans le petit village de Caramagne (Piémont), en a été le bâtisseur au XVIe siècle, même si l’origine de cette maison est beaucoup plus ancienne. La propriété passa ensuite à la famille des Bertrand de la Pérouse, puis à Frédéric de Bellegarde en 1783. La décoration du grand salon (fin XVIIIe siècle) comme celle des façades (début XIXe siècle) aurait été réalisée à l’époque de ce propriétaire, par des artistes piémontais dont les noms sont inconnus.

En 1812, Joseph Gillet, prend possession de la maison et la loue en 1820 à la marquise de La Pierre (une anglaise mariée à un Chambérien) et à une de ses compatriotes, madame Birch qui deviendra la belle-mère d’Alphonse de Lamartine.

Le poète Alphonse de Lamartine rencontre en 1819 Marianne Elisa Birch et ils se marient un an plus tard.

Pour ce mariage, il aura fallu vaincre bien des écueils. D’abord la religion car Madame de Birch de confession Anglicane ne souhaite pas d’un gendre catholique. Et puis Lamartine sans situation passe pour un coureur de jupons…

Les choses vont s’arranger en 1820, grâce au poste d’attaché d’ambassade à Naples qu’il obtient et  grâce au succès rencontré par la publication des « Méditations Poétiques ».

Le château est une propriété privé mais de l’extérieur vous pouvez voir la magnifique loggia avec ses colonnes en marbres. Des peintures à la détrempe présentent de fausses colonnes et fausses  sculptures. Devant cette belle demeure on a l’impression d’être en Italie.